Groupe Toulousain de la Société Psychanalytique de Paris

Journée annuelle 2016 du GT SPP : « Rêver… »

samedi 9 avril 2016, 9:00 - 17:00
Salle du Sénéchal, 17 Rue de Rémusat, Toulouse

Rêver…

Avec la participation de Bernard CHERVET

Organisation scientifique : Bernard BENSIDOUN, Elisabeth CASTELLS-MOURIER, Daniel METGE

ArgumentJournées Annuelles 2016

« On est prié de fermer les yeux ». C’est à partir de ce rêve, ainsi intitulé par Freud au lendemain de la mort de son père le 23 octobre 1896, que lui vint l’idée de se soumettre à une auto-analyse systématique et d’écrire un livre… sur les rêves.

Ainsi travail de rêve et travail de deuil sont indissociablement liés : l’absence de l’objet met en route le processus hallucinatoire. D’ailleurs, une des fonctions du rêve n’est-elle pas une tentative de réalisation hallucinatoire du désir ?

Un an plus tard, le 21 septembre 1897, ayant renoncé à sa neurotica, il écrira : « Il ne me reste plus que le rêve », inaugurant ainsi la naissance de la psychanalyse. Rêver nous fait passer d’une langue à une autre. Alors le travail de l’analyste consisterait à traduire en mots les pensées que le rêve a mises en images.

Gardien du sommeil, il est une forme particulière de pensée qui dépend de l’état psychique du rêveur. Les restes diurnes sont ainsi les attracteurs du rêve, ce qu’il reste à symboliser.

En effet, la fonction d’élaboration du rêve est de protéger l’appareil psychique, comme la fonction maternelle, en transformant un surcroit d’excitation en une activité pulsionnelle.

Alors qu’en est-il de « l’absence » de rêve chez les patients somatiques dont les défaillances du préconscient et l’irrégularité du fonctionnement mental s’inscrivent dans un travail du négatif ?

Voie royale d’accès à l’inconscient, le rêve favorise la mise en figurabilité de celui-ci, où l’infantile du rêveur déplace sans cesse les lignes de la non-représentation et celles d’une temporalité fluctuante. Rêver est alors le modèle du travail psychique et du travail en séance.

Journée annuelle 2016 du GT SPP : "Rêver..."